Une étude menée par l’ONG Greenpeace révèle que 90 % des vêtements de sport commercialisés dans 19 pays contiennent des produits chimiques dangereux.

(Source : © Keystone)Une analyse publiée ce lundi par Greenpeace montre que de nombreux articles de sport comportent des substances chimiques toxiques. L’ONG a analysé 40 vêtements et matériels de 11 marques différentes (dont The North Face, Jack Wolfskin, Patagonia, Mammut, Norrona et Salewa), achetés dans 19 pays et confectionnés dans divers lieux de production. Sur la totalité de ces produits, 36 (soit 90 %) contenaient des PFC (composés perfluorés ou polyfluorés) dangereux pour la santé. Pour 18 d’entre eux, les chercheurs ont trouvé des PFC dits « à chaîne longue », plus nocifs encore.

Quel danger pour l’environnement ?

Les composés perfluorés sont utilisés comme agents antiadhésifs pour vêtements de sports, afin de les rendre imperméables. Ces produits sont très volatiles, se dégradent très lentement dans l’environnement, et peuvent s’immiscer dans la chaîne alimentaire. Greenpeace rappelle que des traces de PFC ont été trouvées dans des foies de dauphins et d’ours polaire. On en trouve également dans l’eau et la neige de huit régions montagneuses à travers le monde.

L’être humain n’est pas épargné. En mai 2015, des scientifiques de 38 pays différents publiaient une étude visant à alerter l’opinion sur le danger des PFC. Les problèmes de santé potentiels étaient nombreux : les cancers du rein et des testicules, un cholestérol élevé, un faible poids à la naissance, l’obésité, ou encore une réponse immunitaire réduite aux vaccins.

De trop nombreuses enseignes utilisent encore ces substances indésirables, inscrites au Protocole de Kyoto dans la liste des 6 principaux gaz à effet de serre. L’ONG invite les différentes marques incriminées à rejoindre sa campagne « Detox » lancée en 2011 et qui compte déjà 34 enseignes textiles dans ses rangs.