Le leader de l’URSS aurait cherché à mieux cerner la personnalité de Mao en analysant ses excréments. Rassuré, Staline aurait ensuite fait alliance lui.

(Source : Photo : WikiCommons)La folie criminelle et la paranoïa de Staline, qui a régné d’une main de fer sur l’empire soviétique du milieu des années 20 jusqu’à sa mort en 1953, l’auraient incité à encourager des scientifiques à développer d’étonnantes techniques d’espionnage.

Selon la BBC, un ancien agent aurait mis au jour qu’en 1949, lors d’une visite de Mao à Moscou, des wc reliés à une boîte de réception ont permis de recueillir les selles du dirigeant chinois et ensuite de procéder à leur analyse.

Mao avait un bon taux de potassium

En fonction de leur composition chimique, un portrait psychologique de l’intéressé aurait été dressé. Rassuré sur les intentions de son homologue, Staline aurait alors pu conclure sans crainte un pacte d’alliance avec Mao.

L’ex-agent soviétique Igor Atamanenko qui revendique cette découverte au terme de recherches dans les archives des services secrets russes, explique par exemple qu’un taux élevé d’acide aminé tryptophane laissait à penser que l’individu était plutôt calme et équilibré, mais qu’un manque de potassium était synonyme de nervosité…

On ignore quels autres dirigeants étrangers ont été susceptibles d’êtres espionnés par cette étrange technique qui nécessitait de ne pas être très… sensible.

Les progrès scientifiques, notamment dans le domaine de l’écoute des communications, auraient ensuite rendu obsolète ce genre de procédé, convient Igor Atamanenko, qui précise que la cellule spécialisée dans ces analyses d’excréments était dirigée par Beria, l’homme de confiance de Staline.

C’est le successeur du « Petit père des peuples », Nikita Khrouchtchev, qui aurait mis un terme à ces expériences après son accession au pouvoir en 1953.

La direction des actuels services russes de renseignement, le FSB, a refusé de confirmer ou d’infirmer les révélations de l’ancien agent.