Voiture autonome

C’est un tournant dans le développement des nouvelles technologies? C’est un vrai questionnement éthique sur lequel la société doit se positionner.

La voiture autonome doit-elle avoir tous les pouvoirs de décision? Devons-nous la programmer pour choisir de sacrifier les passagers ou les piétons? Est-ce à la voiture autonome de décider pour le conducteur? En simplifiant la question, doit-elle tuer une personne ou plusieurs?

Le projet de la voiture autonome ne date pas des dix dernières années. En effet, c’est en 1977 que le premier projet a été développé par un laboratoire de robotique au Japon. De nombreux constructeurs travaillent sur ce développement. Même l’Union européenne s’est engagée en finançant un programme en 1987. La somme était d’une grande importance avec 800 millions alloués.
L’objectif de tout cela est de voir un jour sur nos routes un véhicule capable de rouler sans intervention humaine. L’idée est que ce véhicule intelligent puisse éviter toutes les pertes humaines.

Mais, nous pouvons nous demander les raisons pour lesquelles cette question se pose en 2016 après plus de 40 ans de recherches. Simplement parce que les premiers modèles qui seront commercialisés arriveront dans 4 ans. En 2020, les constructeurs mettront ces véhicules autonomes sur nos routes.

Une étude franco-américaine sortie le 24 juin dernier démontre qu’une très grande majorité n’est pas encore prête à ce que le véhicule puisse faire ce type de choix. Ils souhaitent pouvoir conserver la responsabilité de choisir.

Les chercheurs ont mis en place en ligne le site moralmachine.mit.edu permettant aux internautes de tester les différentes situations de route. Les questions les plus dérangeantes sont posées pour savoir qui faut-il mieux sauver entre un chien, un enfant, un groupe.

Pour l’instant, il en ressort au final, que les acquéreurs d’un véhicule préfèrent garder la maîtrise de leurs choix et que si le législateur imposait que seule la voiture autonome puisse décider, ils préféraient acheter un véhicule classique.