Smic europe

Un rapport de la commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale a fait émerger l’idée d’un SMIC européen. Une proposition encouragée par Myriam El Khomri.


Le gouvernement français a reçu mercredi un rapport de la commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale, qui préconise la mise en place d’un salaire minimum européen. Le document, préparé par le député Philip Cordery, dénonce en effet une « forte disparité des salaires » au sein de l’Union Européenne.

Parce qu’un salaire minimum commun est impossible en raison de la situation financière de chaque pays, le rapport envisage un SMIC égal à un pourcentage du salaire médian de chaque pays.

De fait, la disparité des salaires minimums est probante : s’il est de 1 466 euros en France, il atteint les 1 983 euros au Luxembourg pour retomber à 184 euros en Bulgarie, rapporte Économie Matin.

Pour les députés, l’hétérogénéité du SMIC au sein des 28 États membres de l’Union Européenne est vue comme « une source de concurrence salariale préjudiciable au bon fonctionnement de l’Union européenne ».

« Une utopie réaliste »

Myriam El Khomri, ministre du Travail, estime que l’émergence d’un SMIC européen est une « utopie réaliste. » Elle ajoute que cela « s’imposerait comme la meilleure arme pour lutter contre le dumping social, alors qu’il y a urgence à reconstruire l’identité de l’Europe par une identité sociale forte » précise Le Figaro.

Harlem Désir, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, soutient également le projet qu’il considère capital. « Au cœur de la convergence économique et sociale européenne, nous plaçons la mise en place d’un salaire minimum européen comme une priorité. Ce doit être l’un des axes forts du socle européen des droits sociaux que nous voulons promouvoir. »